Le visage unique
Humanity Films n'a qu'une seule actrice physique. Ce n'est pas un budget tenu serré ni une chance qu'on attend ; c'est une signature. La fondatrice du studio est aussi l'interprète permanente de tous ses films. Cela impose une discipline : un seul corps doit suffire à porter une mythologie entière, et donc chaque rôle se construit autour d'elle comme un costume autour d'un mannequin. Le studio n'organise pas de castings ouverts pour les rôles humains. Les autres figures, lorsque le scénario les exige, sont incarnées par des personae IA persistantes — créditées au générique comme distribution. Le pacte est simple : on ne dilue jamais le visage premier dans une foule. La caméra apprend à le connaître, à le suivre, à le perdre. Ce que d'autres studios déclinent en têtes d'affiche, nous le déclinons en variations sur une seule présence. C'est aussi une exigence de durée : un film par an au maximum, le temps que le visage ait à dire quelque chose qu'il ne disait pas l'année d'avant. Tout le reste du studio — pipeline, postproduction, partition — se règle sur cette horloge-là.